Colis piégé à Lyon : le suspect voulait faire monter le vote d’extrême droite

Mohamed Hichem M. a expliqué aux enquêteurs avoir déposé un colis explosif dans une rue de Lyon afin de générer un sentiment d’insécurité, rapporte BFMTV.

Il voulait faire monter la peur et la discorde. Mohamed Hichem M., mis en examen pour avoir déposé un colis explosif devant une boulangerie lyonnaise il y a deux semaines, a choisi la date et la cible de son acte pour générer un sentiment d’insécurité, révèle BFMTV ce lundi. Treize personnes avaient été légèrement blessées par l’explosion de l’engin qui contenait une faible dose de TATP, un explosif. Le suspect est aujourd’hui en détention provisoire.
Radicaliser ses codétenus

En garde à vue, le jeune algérien de 24 ans, qui a reconnu les faits, a expliqué avoir volontairement visé un lieu « banal », selon BFMTV. Son objectif était, assure-t-il, de faire sentir à la population qu’aucun moment du quotidien ne promet la sécurité.

Il s’est également expliqué sur le choix du TATP, explosif instable prisé des djihadistes, qu’il aurait préféré à la nitroglycérine pour instiller la peur plutôt que pour réellement faire des victimes. La date de son acte, à deux jours des élections européennes, a elle été choisie pour faire monter le vote Rassemblement national, le parti d’extrême droite étant selon le suspect le seul « capable d’emmener un jour la France en guerre, et capable de déstabiliser le pays », ajoute BFMTV.

D’après ses dires, Mohamed Hichem M. avait même réfléchi à son arrestation. Il a en effet expliqué avoir agi de manière à être découvert, pour être ensuite envoyé en prison et pouvoir radicaliser ses codétenus, croit savoir la chaîne. Pour l’heure, il se trouve à l’isolement à la prison de la Santé. S’il a reconnu avoir « prêté allégeance en son for intérieur » au groupe État islamique, aucun indice n’a encore permis d’établir un contact avec l’organisation terroriste.

Source : lexpress.fr