La Californie interdit toute discrimination basée sur les coupes de cheveux

C’est une première aux États-Unis. Mercredi 3 juillet, la Californie a interdit la discrimination raciale fondée sur les coupes de cheveux en adoptant une loi qui autorise le port de la coupe afro, de tresses ou encore de dreadlocks dans les enceintes scolaires tout comme sur les lieux de travail. Si la Californie devient le premier État américain à adopter une telle loi, la ville de New York a également mis en place une législation similaire en début d’année.

La loi a été signée mercredi 3 juillet par le gouverneur de la Californie Gavin Newsom. Elle entrera en vigueur le 1er janvier 2020. À compter de cette date, plus aucune école ne pourra refuser d’étudiants sous prétexte que sa coupe de cheveux n’est pas réglementaire ou alors l’obliger à changer de coupe.

Pareil pour les employeurs. Ces derniers pourront toujours faire appliquer leurs règles en matière d’hygiène et de sécurité, mais ils ne pourront plus refuser un emploi à une personne qui arbore une coupe de cheveux qu’il ne cautionne pas ou l’obliger à la changer.

Cette loi, adoptée à l’unanimité par les deux chambres californiennes, a été rédigée et portée par la sénatrice Holly Mitchell, elle-même afro-américaine et qui porte souvent des tresses. « Cette loi protège le droit des Californiens noirs à porter leurs cheveux naturels, sans pression pour se conformer à des normes euro-centrées », a-t-elle expliqué, avant d’ajouter : « Pour nous, c’est un symbole de qui nous sommes. »

Selon le texte de cette loi, les cheveux « restent une cause répandue de discrimination raciale avec des conséquences économiques et sanitaires graves, spécialement pour les individus noirs ». Avec la mise en place de cette loi, la coupe de cheveux ne pourra plus être invoquée pour refuser un emploi ou encore un logement. Une loi qu’Holly Michell espère voire adoptée dans d’autres États et, à terme, sur l’ensemble du territoire américain.

Source : rfi.fr