Madagascar : des enfants souffrent encore de la faim

Sur l’île de Madagascar, plus de la moitié des enfants n’ont pas une alimentation suffisante pour couvrir leurs besoins, ce qui affecte gravement leur santé.

À 9h du matin, il fait déjà 35° dans le sud de Madagascar. Avec ses sept enfants, Vola Lambae prépare ce qui constituera l’unique repas de la journée : des feuilles de manioc. Amaigris par le manque de nourriture consistante, de vitamines et de minéraux, les enfants dépérissent, mais il n’y a rien d’autre à manger. « Nous ne pouvons rien cultiver car la terre est asséchée et il ne pleut que très peu ici, on ne peut rien planter, explique Vola Lambae. Les feuilles de manioc viennent d’autres fermes, mais au moins ça nous remplit le ventre et ça nous aide à dormir. »

Des enfants fragilisés par la faim

Elle-même en manque de nourriture, elle ne produit pas assez de lait pour nourrir son fils de sept mois. Et à proximité de leur hutte, il n’y a aucune source d’eau potable. Le problème que cette famille rencontre est largement répandu à Madagascar : près de la moitié des enfants sont sous-développés car ils n’ont pas les nutriments nécessaires à leur croissance. Ces enfants sont aussi plus vulnérables aux maladies et peuvent à terme souffrir de malnutrition aiguë sévère, ce qui est une importante cause de mortalité chez les moins de cinq ans.

Depuis 2014 et la diminution des pluies, les récoltes ont considérablement faibli. Le phénomène El Niño a accentué la sécheresse, amenant un demi-million d’enfants à souffrir d’insécurité alimentaire. Et ce nombre pourrait croître en 2019.

Vola tient dans ses bras son septième enfant; elle n’a pas assez de lait pour le nourrir.

UNICEF au secours des enfants

Heureusement, Vola Lambae reçoit aujourd’hui la visite d’une équipe d’UNICEF qui se rend dans les zones reculées pour apporter son aide à la population. Dès que les spécialistes sanitaires voient le dernier enfant de Vola Lambae, ils se rendent compte de la gravité de la situation. Ils recommandent de l’amener au plus vite au centre de santé le plus proche, situé à 30 minutes de marche du village. Là-bas, le petit garçon est ausculté et des mesures sont prises : son poids est si faible qu’il risque de mourir sans soins d’urgence.

Très vite, on lui apporte des aliments thérapeutiques, à même de combler rapidement ses besoins. Grâce à un traitement de plusieurs semaines avec ce régime alimentaire, le petit pourra pleinement se développer. Chaque année, 14 000 enfants en situation de malnutrition aiguë sévère sont aidés à Madagascar. UNICEF et ses partenaires les identifient pour leur apporter des soins.

Aidez UNICEF à nourrir les enfants de Vola : faites un don.

Source : https://www.unicef.fr