Plus de 90 tonnes d’or prélevées sur les morts dans les crématoriums chaque année

Une collecte qui provient principalement des dents et des bijoux des défunts et qui sert au recyclage et  à la non-pollution des sols.

Des déchets qui peuvent rapporter gros. La ruée vers l’or se fait aussi sur les morts. Une fois incinérés, les corps peuvent laisser quelques restes. Des sociétés spécialisées sont ainsi chargées d’extraire l’or et autres métaux issus des fours des crématoriums. C’est ainsi que 852 grammes d’or, l’équivalent d’un lingot d’or, ont ainsi pu être récupérés dans un établissement marseillais le crématorium Saint-Pierre juste pour l’année 2018 (d’une valeur de 29 000 euros). Et le chiffre s’élève à 90 tonnes pour l’ensemble du territoire français.

Une collecte bien juteuse qui sert à recycler les métaux : précieux comme l’or mais aussi semi-précieux. Les résidus métalliques du corps sont filtrés séparément du reste.

En effet, les dents et les bijoux présents sur les corps fondent dans le four du crématorium. Afin de récupérer ce précieux métal, des sociétés se sont spécialisées dans ce marché bien précis. 

« Avant ça partait on ne sait pas trop où. C’était le Far-West »

« Avant ça partait on ne sait pas trop où. C’était le Far-West. Au mieux, c’est le ferrailleur du coin qui passait », a souligné un professionnel à La Marseillaise. Aujourd’hui c’est un marché.

Ce prélèvement se fait avant que la dépouille ou plutôt les restes de la dépouille soit rendue aux proches du défunt. C’est une pratique qui est en cours dans la plupart des incinérateurs de France pour éviter la pollution des sols par les différents métaux. Et sans que ceux qui récupèrent l’urne ne soient informés.

Une moyenne de 2,2 g d’or par corps

Le métal servirait par la suite à l’aéronautique ou à l’électroménager. Il est revalorisé. Chaque cadavre contiendrait en moyenne 2,2 grammes d’or. Et avec le taux de crémation qui a franchi la barre des 30 % en France, en fin d’année les bénéfices de ce recyclage vont rapporter gros.

Source : midilibre.fr

PARTAGER